Le Journal: La victime avait peur de retourner en prison

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Vianney Charest a foncé avec son couteau sur les policiers parce qu’il ne voulait pas retourner derrière les barreaux après avoir commis son vol au motel Bourassa, estime sa famille.

«C’est sûr qu’il s’est senti pris par les policiers. Est-ce qu’il s’est dit : ça ne me tente plus d’aller en prison? Et il les a attaqués », demande son neveu, qui a préféré taire son identité quand le Journal l’a rencontré hier à son appartement de Montréal-Nord.

L’homme ignore pourquoi son oncle Vianney Charest, 51 ans, a soudainement quitté son appartement tôt lundi matin pour aller cambrioler chez son employeur, le motel Bourassa.

«Dimanche soir, nous avons écouté un film ensemble. Je ne vois aucun élément déclencheur. Il n’a donné aucun signe. Il n’a laissé aucune note. C’est un mystère. Qu’est-ce qui s’est déconnecté dans sa tête durant la nuit?», dit son neveu.

Après avoir commis son vol, Vianney Charest a foncé vers un policier avec son couteau, d’après nos informations. L’agent lui a demandé en vain de s’immobiliser. Il a tiré sur Charest quand il se trouvait à dix pieds de lui.

«Mon oncle n’aurait jamais été violent avec moi. Mais c’est vrai qu’il n’aimait pas les policiers en tant qu’ancien criminel», dit son neveu.

Mystère

Depuis quelques mois, les proches de Vianney Charest voulaient l’aider à se réintégrer à la société. «Je l’hébergeais pour l’aider à se repartir dans la vie», explique son neveu.

Vianney Charest avait déjà été emprisonné dans le passé pour divers crimes. En liberté complète depuis décembre, il tentait de revenir sur le droit chemin, selon son neveu.

Il travaillait à l’occasion au motel Bourassa pour y effectuer des travaux d’entretien. D’après son neveu, il n’abusait ni d’alcool, ni de drogue et ne fréquentait pas d’individus louches.

«Mon oncle était aussi mon ami. À ma connaissance, personne ne pouvait l’influencer négativement dans son entourage», dit le neveu.

En vertu d’une politique ministérielle, la Sûreté du Québec mène l’enquête afin de déterminer les circonstances exactes de toute cette affaire.

[Le Journal, 13/07/2007]

L’article original se trouve ICI.

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